citations de Proust
Posté le 17.02.2008 par coquelicot2007
" ... Il n'est de jalousie que de soi-même."
Marcel PROUST,
Posté le 19.01.2008 par coquelicot2007
" La Muse qui a recueilli tout ce que les Muses plus hautes de la philosophie et de l'art ont rejeté, tout ce qui n'est pas fondé en vérité, tout ce qui n'est que contingent, mais relève aussi d'autres lois, c'est l'histoire."
Posté le 20.01.2008 par coquelicot2007
"
Par une merveilleuse et chaude journée, mes parents allèrent se rafraîchir dans le courant de l'onde pure de la Vivonne. Ils m'autorisèrent une sortie.
J'allais au manoir de Mirougrain. Il était mystérieux, étrange avec ses pierres provenant de dolmens. Cette demeure m'attirait, elle ressemblait à une maison spectrale, de nombreuses légendes étaient racontées à son sujet. J'entendis une douce musique qui m'envoûta et me plongea dans un profond sommeil. A mon réveil, j'aperçus, à quelques mètres, une jeune femme au visage pensif qui semblait d'un autre monde.
Elle était resplendissante.
J'avais l'impression de rêver.
J'appris par la suite que j'avais rencontré Mademoiselle Vinteuil."
Posté le 23.01.2008 par coquelicot2007
"... ce regard avec lequel, un jour de départ, on voudrait emporter un paysage qu'on va quitter pour toujours." Du côté de chez Swann
Posté le 23.01.2008 par coquelicot2007
"... J'essayais de trouver la beauté là où je m'étais jamais figuré qu'elle fût, dans les choses les plus usuelles." A l'ombre des jeunes filles en fleurs
Posté le 29.01.2008 par coquelicot2007
" ... le but de la vie de l'écrivain est dans son oeuvre... "
Posté le 29.01.2008 par coquelicot2007
"...écrire un roman ou en vivre un, n'est pas du tout la même chose, quoi qu'on dise.
Et pourtant notre vie n'est pas séparée de nos oeuvres"
Posté le 31.01.2008 par coquelicot2007
Train dans la neige ( Claude Monet )
" ...le plus enivrant des romans d'amour… qui lui apprenait les moyens de la rejoindre, l'après-midi, le soir, ce matin même! Le moyen ? presque davantage: l'autorisation. Car enfin l'indicateur et les trains eux-mêmes n'étaient pas faits pour des chiens. Si on faisait savoir au public, par voie d'imprimés, qu'à huit heures du matin partait un train qui arrivait à Pierrefonds à dix heures, c'est donc qu'aller à Pierrefonds était un acte licite, pour lequel la permission d'Odette était superflue…" Du côté de chez Swann
Posté le 31.01.2008 par coquelicot2007
"On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais." Albertine Disparue
Posté le 01.02.2008 par coquelicot2007

" L'air était si doux qu'on ouvrit les fenêtres qui regardaient la mer sans la voir, et à cause du vent trop vif on laissa fermées celles d'en face, devant qui s'étendaient les pâturages et les bois.
Baldassare fit traîner son lit près des fenêtres ouvertes.
Un bateau, mené à la mer par les marins qui sur la jetée tiraient la corde, partait. Un beau mousse d'une quinzaine d'années se penchait à l'avant, tout au bord ; à chaque vague, un croyait qu'il allait tomber dans l'eau, mais il se tenait ferme sur ses jambes solides. Il tendait le filet pour ramener le poisson et tenait une pipe chaude entre ses lèvres salées par le vent. Et le même vent qui enflait la voile venait rafraîchir les joues de Baldassare et fit voler un papillon. dans la chambre. Il détourna la tête pour ne plus voir cette image heureuse des plaisirs qu'il avait passionnément aimés et qu'il ne goûterait plus. Il regarda le port : un trois-mâts appareillait.
“C'est le bateau qui part pour les Indes”, dit Jean Galeas.
Baldassare ne distinguait pas les gens debout sur le pont qui levaient des mouchoirs, mais il devinait la soif d'inconnu qui altérait leurs yeux ; ceux-là avaient encore beaucoup à vivre, à connaître, à sentir. On leva l'ancre, un cri s'éleva, et le bateau s'ébranla sur la mer sombre vers l'occident ou, dans une brume dorée, la lumière mêlait les petits bateaux et les nuages et murmurait aux voyageurs des promesses irrésistibles et vagues.
Baldassare fit fermer les fenêtres de ce côté de la rotonde et ouvrir celles qui donnaient sur les pâturages et les bois." les plaisirs et les jours
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus